Lysimaque vulgaire, Lysimachia vulgaris




Photo au mois de juin, d'une Lysimaque vulgaire en fleurs, Lysimachia vulgaris, sur une prairie qui borde le Rhin, dans la forêt rhénane de la Wantzenau. Description de Lysimaque vulgaire.


La Chasse-bosse ou Lysimaque commune appelée également Grande lysimaque ou Lysimaque vulgaire, Lysimachia vulgaris, est une plante herbacée vivace de la famille des Primulacées, Primulaceae. Les fleurs en panicule terminale à l'aisselle des feuilles, sont de couleur jaune d'or; plus ou moins abondante, elles comprennent 5 pétales et 5 étamines. Les feuilles vertes opposées ou verticillées sont ovales-lancéolées. La tige verte est dressée. Sa taille varie de 50 à 150 cm. Le fruit est une capsule. La Lysimaque vulgaire fleurit de juin à aout dans les prairies humides, les marais et au bord des cours d'eau et des étangs.


Photo à la fin du printemps, d'une Lysimaque vulgaire en fleurs, Lysimachia vulgaris, sur une prairie ello-rhénane humide, dans la forêt du Rhin de la Wantzenau, en Alsace. Description de la forêt du Rhin.


Le Rhin, "Royale comme le Danube, mystérieux comme le Nil, pailleté d'or comme un fleuve d'Amérique" disait Victor Hugo, ce fleuve majestueux et légendaire, avec ses 1320km de long, est l'un des plus grands d'Europe, il a formé durant des millénaires une plaine alluviale de 300 km de long, le Rhin supérieur. De Bâle à Lauterbourg, les 7000 ha de la forêt alluviale rhénane alsacienne abritent une flore et une faune absolument exceptionnelle. Forêts primaire, cette jungle subtropicale rhénane comprend trois zones principales: la partie basse "Gründe" le long des méandres du Rhin, les "Brunnenwasser" et les "Giessen" qui se compose d'espèces d'arbres à bois tendre, "Le Ried blond" prairies alluviales bordé de saules et de roseaux et la partie haute "Köpfe" où se développe la jungle rhénane avec sa cinquantaine d'espèces d'arbres, arbustes et lianes arborescente. La Forêt du Rhin comprend les milieux naturels les plus riches d'Europe avec la Forêt du Danube.


Photo au mois de juillet, d'une Lysimaque vulgaire en fleurs, Lysimachia vulgaris, sur une clairière humide, dans la garrigue qui borde le lac de Sainte Croix, aux Salles-sur-Verdon. Description de la garrigue.


La garrigue, mot d'origine provençale désignant un terrain pierreux et aride constitué d'une formation végétale basse. Caractéristique des régions méditerranéennes, la garrigue se développe sur un sol calcaire, sec et filtrant, elle se compose essentiellement d'arbrisseaux résistant à la sécheresse, comme les genévriers, le chêne kermès et des ligneux de petite taille comme le ciste, la lavande, le thym, le romarin, la bruyère... La flore diversifiée constitue une des richesses de la garrigue, elle abrite également une grande variété de mammifères, d'oiseaux, de reptiles et d'insectes. La garrigue occupe une surface de 400 000 ha en Provence et Languedoc, elle est la résultante de la dégradation de la forêt méditerranéenne composée à l'origine de chênes verts et de chênes-lièges, cette forêt primaire a été plus ou moins fortement détruite par les défrichements excessifs, les pâturages intensifs ou les incendies successifs.


Photo à la fin du printemps, de la tête florale d'une Lysimaque vulgaire en fleurs, Lysimachia vulgaris, sur une prairie humide du Ried blond, dans la forêt du Rhin de la Wantzenau. Description du Ried blond.


Le Ried blond s'est développé au rythme du Rhin sur les emplacements où le fleuve, lors des fortes crues annuelles, a décapé les forêts bordant les méandres. Progressivement les prairies alluviales se sont formées sur les alluvions légers et calcaires déposés par le Rhin. Si un bon nombre de ces prairies ont disparu suite aux divers travaux de domestication du fleuve, une grande partie est encore magnifiquement préservée. Je citerai la réserve naturelle transfrontalière du Taubergiessen à Rhinau-Kappel, le Kühkopf en Allemagne, ou, à plus petite échelle, le sud-est de la forêt de la Wantzenau et le Rohrschollen. Les prairies alluviales du Ried blond sont d'une grande richesse floristique et faunistique. Dès le début du printemps elles se couvrent de tapis de Cardamines des prés, de Marguerites, de Carottes sauvages ou encore de Vergerettes annuelles, sans oublier les nombreuses espèces d'orchidées. Ceinturées de roselières et de haies comme les Viornes obiers et lantanes, les Cornouillers mâles et sanguins, le Troène vulgaire ou l'Épine noire et l'Aubépine des arbustes typiques du paysage riedien du Rhin. Le Ried blond est bordé de dépressions, les "Gründe" où serpentent les bras du Rhin ceinturés par des saules, des aulnes ou des Peupliers noirs. Cet ensemble est dominé par une profonde jungle rhénane qui s'est développée sur les levées "Köpfe". C'est ce