Photos de l'église Saint-Jean-Baptiste de Hirsingue




Photo de la châsse reliquaire de Saint Venance Fortunat dans le choeur de l'église Saint-Jean-Baptiste de Hirsingue, c'est Simon-Nicolas de Montjoie qui a obtenue les reliques du saint martyr au XVIIIe siècle. Histoire de Hirsingue.


Hirsingue est u village du Sundgau, chef-lieu du canton, dans l'arrondissement d'Altkirch, il se situe au Sud du département du Haut-Rhin en Région Alsace. Occupé par les romain dès le début de notre ère, le village est mentionné pour la première fois en 708 sous le nom de Hirsungen dans le testament de Sainte Odile, Hirsingue appartient alors à l'abbaye de Niedermunster. En 1239, la cité est la possession des Habsbourg qui vont la donner en fief en 1630 aux barons comtois de Glères-Montjoie qui y possèdent déjà un château. Durant la guerre de Trente-Ans Hirsingue est dévastée par les Suédois, le bourg rentrera dans le royaume de France suite aux traités de Westphalie. Le comte de Montjoie est obligé de fuir en Suisse en 1789 à la Révolution Française et son château est détruit. Durant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive de la ville doit s'enfuir face aux atrocité nazie. Aujourd'hui, Hirsingue est une petite cité industriel et commercial où l'histoire est présente dans chaque recoin de la cité. D'abord avec la chapelle Sainte-Catherine dite chapelle des Montjoie du XIVe siècle qui fut un lieu de pèlerinage dès le XVIIIe siècle. Ensuite l'église néoclassique Saint-Jean-le-Baptiste construite en 1772, elle renferme la châsse reliquaire de Saint Venance Fortunat qui donna également lieu à un pèlerinage. Du château des Montjoie il ne subsiste que le bâtiment annexe du XVIIIe siècle, le reste a été démantelé. De nombreuses belles fermes sundgauviennes ont résistés au temps, elles dates pour la plupart du XVIIIe siècle. Les calvaires et les croix constituent également une curiosité local, elles furent créés entre le XVIIIe et le XXe siècles. Autre lieu incontournable à Hirsingue, le couvent des capucins achevé en 1858 sur des plans de l'architecte Joseph Muller, la chapelle est dédiée au Sacré Coeur. Et pour terminer ce tour d'horizon de cette cité sundgauvienne, je citerais la très belle mairie de 1840 avec ses belles arcades et l'ancien moulin du XVIIIe siècle au bord du Felbach transformé en minoterie des établissement Munch.


Photo de la pochette contenant les ossements de Saint Venance Fortunat dans le choeur de l'église Saint-Jean-Baptiste de Hirsingue, dans le Sundgau. Photos de Hirsingue, histoire de l'église Saint-Jean-Baptiste de Hirsingue, visiter le Sundgau.


L'église Saint-Jean-Baptiste de Hirsingue a été construite de 1772 a 1774, elle a pris la place d'un édifice vétuste datant probablement du XIIe siècle. La nef comprend deux autels-retable et un orgue de Christian Guerrier construit en 1983 dans le buffet de l'orgue Joseph Callinet de 1825. Le choeur de l'église accueil la châsse reliquaire de Saint Venance Fortunat, c'est Simon-Nicolas de Montjoie qui a obtenue les reliques du saint au XVIIIe siècle.


Photo en gros plan de Saint Venance Fortunat sur le vitrail de la nef de l'église Saint-Jean-Baptiste de Hirsingue. Photos de Hirsingue, histoire de Saint Venance Fortunat, visiter le Sundgau.


Saint Venance Fortunat ou Venantius Honorius Clementianus Fortunatus, est né vers 530 à Valdobbiadene près de Trévise en Italie. Venance Fortunat est un poète italien du VIe siècle jusqu'à sa rencontre avec Saint Martin qui le guéri d'une maladie des yeux. Suite à quoi Fortunat se rendit à Tours pour remercier son saint guérisseur, il passe par l'Allemagne, l'Alsace et la Lorraine où il met en avant ses talents de chanteur et de poète. Après Tours il se rend à Poitiers pour y vénérer les reliques de Saint Hillaire, c'est là qu'il se convertit au christianisme et devient aumônier de l'Abbaye Sainte-Croix fondée par son amie la princesse Radegonde, l'ancienne épouse de Clotaire Ier. Venance Fortunat devient évêque de Poitiers vers l'an 600 où il meurt en 609.


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