Photos panoramiques de la Carotte sauvage, Daucus carota




Photo panoramique au mois d'aout, d'un tapis de Carotte sauvage, Daucus carota, dans une clairière de la garrigue, aux Salles-sur-Verdon. Description de la Garrigue.


La garrigue, mot d'origine provençale désignant un terrain pierreux et aride constitué d'une formation végétale basse. Caractéristique des régions méditerranéennes, la garrigue se développe sur un sol calcaire, sec et filtrant, elle se compose essentiellement d'arbrisseaux résistant à la sécheresse, comme les genévriers, le chêne kermès et des ligneux de petite taille comme le ciste, la lavande, le thym, le romarin, la bruyère... La flore diversifiée constitue une des richesses de la garrigue, elle abrite également une grande variété de mammifères, d'oiseaux, de reptiles et d'insectes. La garrigue occupe une surface de 400 000 ha en Provence et Languedoc, elle est la résultante de la dégradation de la forêt méditerranéenne composée à l'origine de chênes verts et de chênes-lièges, cette forêt primaire a été plus ou moins fortement détruite par les défrichements excessifs, les pâturages intensifs ou les incendies successifs.


Photo panoramique au mois juillet, d'un tapis de Carotte sauvage, Daucus carota, avec les lavandes, à Roumoules, dans les Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Description de la Lavande.


La lavande est un arbrisseau de la famille des labiées ou Lamiacées du genre Lavandula, à fleurs mauves ou violettes disposées en épis, dont la plupart des espèces, très odorantes, sont utilisées dans la parfumerie ou la médecine d'où la grande demande de son extrait d'huile essentielle. La lavande est une plante mellifère nécessaire à la pollinisation, elle attire donc abeilles, papillons et autres pollinisateurs, son nectar produit un miel très clair, crémeux, d'une grande douceur et au goût fruité. La lavande pousse surtout sur les sols calcaires secs et ensoleillés, elle fut utilisée en Provence dès le Moyen Âge, pour la composition de parfums et de médicaments. On distingue quatre espèces principales de Lavande: la lavande vraie "Lavandula angustifolia", la lavande aspic "Lavandula latifolia", la lavande à toupet "Lavandula stoechas" et le lavandin super ou Lavandin burnatii "Lavandula hybrida grosso" qui résulte d'un croisement naturel de deux espèces de lavande, la lavande vraie et la lavande aspic. Implantée en France par les phocéens, sa culture c'est développée en Provence favorisée par un climat idéale pour son développement. C'est dans les années 1920 qu'est apparu le lavandin qui offre un rendement plus élevé et une production d'essence supérieure à celle de la lavande traditionnelle.


Photo panoramique verticale des Carottes sauvages, Daucus carota, dans une prairie du Ried blond, à la Wantzenau, en Alsace. Description de la Carotte sauvage.


La Carotte sauvage "Daucus carota" est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Ombellifères ou Apiacées, Apiaceae. L'inflorescence est regroupée en ombelle dense et aplatie, les fleurs sont de couleur blanche à rosâtre, l'ombelle peut présenter au centre des petites fleurs de couleur violette à rougeâtre sombre, voir pourpre ou brune noirâtre, colorée par des anthocyanines qui servent à attirer les insectes. Les fruits ovales et aplatis sont recouverts de petits poils accrocheurs, lorsqu'ils se forment, l'ombelle se replie sur elle-même en une sorte de nid d'oiseau. Les bractées vertes sous l'ombelle sont pennées ou trifurquées et les feuilles en rosette à la base sont incisées et dentées, à port étalé. La tige verte et brunissante est creuse, pubescente et striée dans le sens de la longueur. La racine blanche ou rosée est une délicieuse petite carotte la première année. Sa taille varie de 30 à 60 cm. Très commune, la Carotte sauvage fleurit de juin à octobre, dans les champs, les prairies, les garrigues et au bord des chemins.


Photo panoramique verticale des Carottes sauvages, Daucus carota, dans une clairière qui borde un étang, dans la forêt rhénane de la Robertsau, à Strasbourg. Description de la Forêt du Rhin.


Le Rhin, "Royal comme le Danube, mystérieux comme le Nil, pailleté d'or comme un fleuve d'Amérique" disait Victor Hugo, ce fleuve majestueux et légendaire, avec ses 1320km de long, est l'un des plus grands d'Europe, il a formé durant des millénaires une plaine alluviale de 300 km de long, le Rhin supérieur. De Bâle à Lauterbourg, les 7000 ha de la forêt alluviale rhénane alsacienne abritent une flore et une faune absolument exceptionnelles. Forêts primaires, cette jungle subtropicale rhénane comprend trois zones principales: la partie basse "Gründe" le long des méandres du Rhin, les "Brunnenwasser" et les "Giessen" qui se composent d'espèces d'arbres à bois tendre, "Le Ried blond" prairies alluviales bordées de saules et de roseaux et la partie haute "Köpfe" où se développe la jungle rhénane avec sa cinquantaine d'espèces d'arbres, arbustes et lianes arborescentes. La Forêt du Rhin comprend les milieux naturels les plus riches d'Europe avec la Forêt du Danube.


Photo panoramique verticale des Carottes sauvages, Daucus carota, dans le Ried blond en fleur, le long du Rhin, sur le ban communal de la Wantzenau. Description du Ried blond.


Le Ried blond s'est développé au rythme du Rhin sur les emplacements où le fleuve, lors des fortes crues annuelles, a décapé les forêts bordant les méandres. Progressivement les prairies alluviales se sont formées sur les alluvions légers et calcaires déposés par le Rhin. Si un bon nombre de ces prairies ont disparu suite aux divers travaux de domestication du fleuve, une grande partie est encore magnifiquement préservée. Je citerai la réserve naturelle transfrontalière du Taubergiessen à Rhinau-Kappel, le Kühkopf en Allemagne, ou, à plus petite échelle, le sud-est de la forêt de la Wantzenau et le Rohrschollen. Les prairies alluviales du Ried blond sont d'une grande richesse floristique et faunistique. Dès le début du printemps elles se couvrent de tapis de Cardamines des prés, de Marguerites, de Carottes sauvages ou encore de Vergerettes annuelles, sans oublier les nombreuses espèces d'orchidées. Ceinturées de roselières et de haies comme les Viornes obiers et lantanes, les Cornouillers mâles et sanguins, le Troène vulgaire ou l'Épine noire et l'Aubépine des arbustes typiques du paysage riedien du Rhin. Le Ried blond est bordé de dépressions, les "Gründe" où serpentent les bras du Rhin ceinturés par des saules, des aulnes ou des Peupliers noirs. Cet ensemble est dominé par une profonde jungle rhénane qui s'est développée sur les levées "Köpfe". C'est cet ensemble naturel qui fait de la forêt du Rhin, le milieu le plus riche d'Europe avec la forêt du Danube.


Photo panoramique d'un Lepture élancé ''Strangalia attenuata'', sur les fleurs d'une Carotte sauvage ''Daucus carota'', sur un plateau de garrigue, au-dessus du Lac de Sainte Croix, aux Salles-sur-Verdon. Description du Lepture élancé.


Le Lepture élancé ou Lepture attenué "Leptura attenuata" ou Strangolie atténuée "Strangalia attenuata" est un coléoptère de la famille des longicornes ou capricornes, Cérambycidés, Cerambycidae. Ce beau longicorne au corps fin a la particularité d'avoir les élytres de couleur jaune-orangé à orange, avec des bandes et une suture noir. Le thorax et la tête sont noir, quand aux longues antennes, elles sont noirâtre à orangé. Les pattes sont jaune ou orange avec l'apex des fémurs III noir. L'abdomen est également noir avec des bandes jaune ou orange. Sa taille varie de 10 à 15 mm. Le Lepture élancé se rencontre à la fin du printemps et en été sur les fleurs, ou il se nourrit du pollen et du nectar des ombellifères, dans les garrigues, les prairies, les clairières ou en lisières de bois.


© 2010